Une grosse opération à Paris, parce que je travaille dans le vin. J'aurais aimé rencontrer le propriétaire de la marque. Parce qu'on peut le constater, depuis le début de l'année, j'ai dépensé 17 000 euros chez vous. Donc, je pense être un bon client. Oui, quand même. Et Sarah m'appelle, me dit, il y a un monsieur que vous rencontrez. Je dis, non, non, non, je ne fais pas ça. Il a dépensé 17 000 euros. Je dis, d'accord. Ok, je te réponds alors. Donc, je dis, quand? Alors, et là, je me dis, bon. Il ne faut pas que ça dure, je ne vais pas faire ça un peu mieux de la journée. Et je lui donne rendez-vous du style à 8h du matin. Ou 8h et demi ou 9h parce qu'après je devais repartir, je ne sais pas, j'ai que 8h. Et en fait, la veille, je ne sais plus ce qui se passe, j'arrive à 7h et il est déjà là. Moi, je suis déjà là, non, c'est déjà là. Je vois un gros bonhomme. Bignou? Pas du tout. C'est un mec du sud-ouest, rugby man, solide. Moi, un café. Et le mec est très sympa. En fait, c'est un assembleur. C'est le plus grand des assembleurs. En fait, il faut que vous sachiez, ça, personne ne le sait, je suis sur le cul. C'est qu'en fait, un vin, il n'y a plus de vin naturel. Même les grands châteaux. Quand vous achetez un château machin, ce n'est pas le château machin. Pourquoi? Parce que le château machin, il a un petit goût de broseille, un petit goût de miel et un petit goût de machin. Et que ça, la meilleure année, elle a donné ça. Et que maintenant, les gens, ils veulent ça. Alors quand le vin, il est fini, il goûte, ils disent, putain, on n'a pas la broseille. On va prendre un cépage qui vient de machin et ça s'appelle...un assembleur au fond des mélanges. Tous font ça. Les plus grands châteaux, ils font ça. Les gros shakers. Et lui, c'est un assembleur. Moi, je suis assembleur. Moi, j'achète des productions entières de vin et je finis les assemblages. Il me redonne. Il se ravit encore, ce qu'il adore. Et moi, je lui dis, écoutez, j'aime bien, vous avez une bonne gueule. Moi, j'aimerais bien faire des photos avec vous. Il dit, bah, j'ai pas une gueule de mannequin. Je dis, mais moi, j'aime, vous avez une bonne gueule. Je lui dis, t'as une bonne gueule, je vais faire des photos. Et quand je redescends de mes gestes, je vais essayer de m'arrêter. Je l'appelle, je vais me faire un sang de chien. Tu peux par contre te manger par un barcon. Le mec se ressaut chez lui, il ne va pas comme ça. Le mec est généreux, il est sans forme. Et donc, on passe les heures, on passe les heures, on passe les heures. Il n'y a pas de séance photo. Il y a un moment où on part faire les séances photo dans la cage. Il me dit, tu te fais calme. Je fais un convivant de séance photo en 20 minutes, qui est génialissime en fait. Et le mec, on rentre, c'est des fusées de je ne sais pas combien. Il achète des productions entières. Alors, son brillant, c'est qu'un faux. Mais c'est aussi les surcards d'achat. C'est aussi la grande propriété, machin. Voilà. C'est une biche que je peux tout faire. Mais écoute, tu me tiens au courant. Oui, oui, tu peux me joindre. Et moi, j'aime beaucoup.C'est un vin qui est rond. Il me dit, oui, mais je ne t'attends plus pas. Après, s'il y a ça, il y a ça, il y a tel, c'est pas, je ne sais pas. Je ne comprends pas. Et je lui dis, on pourrait faire une cuvée égoïste en un. Il me dit, non, parce que moi, je ne fais pas de bouteilles, je prends en vrac. Mais je peux le faire. Pourquoi pas? Pour toi, je le fais, ça me plaît. Il me dit, combien de bouteilles? Il me dit, c'est 1500 bouteilles. Puis on s'emballe, on s'emballe. Et puis on part sur l'idée de faire un repas, d'amener les gens autour d'une table et de créer un vin entre amis. On fixe une date, c'était juste avant le rallye. Et là, j'amène des profils complètement différents. C'est un voyou du commun des Lyonnais. Il y a un ordre qui est apiculteur. Un copain de mon papa qui a une propriété de fuissé. Enfin, le gars de la boutique d'excellence. J'amène que des... Des univers différents. Sur une grande table. Lui, il amène son univers à lui. Avec des professionnels. On met tous ces gens autour de la table. Et là, il démarre avec des vins, des vins, des vins, des vins. Alors, je vous propose de faire ça, ça. Moi, je préfère ça. Et à l'unanimité, tout le monde tombe 70% d'accord. C'est mieux ça, on revient sur ça. Le repas, il a démarré, il devait être midi et demi, il a fini, il était 6h du soir. Il faut recracher les vins, les buvées. Et on arrive à un vin.Il fait un mélange pour tous. Tout le monde repart avec une bouteille. Et le vin est lancé. Maintenant, on ne fait pas sur l'étiquette. On va habiller le vin. Et lui, entre-temps, en tant qu'assembleur, il a commencé à faire des mélanges comme ça, une collection qu'il vend sur Internet. Et il ne s'attend pas. Si j'intègre cette bouteille à mon univers, je dis, ben non, comme ça, je n'ai pas besoin de stocker les bouteilles, puisque c'est toi qui vas les financer. En gros, ça me fait moins de trucs. Moi, j'ai fait ça dans l'objectif de dire, on fait des soirées dans les magasins, on a du vin, et nous, on ne fait pas de remise dans les magasins. La remise n'existe pas. Parce qu'un client, c'est, voilà, vous allez manger au restaurant, tu vas manger au restaurant, le mec, il t'offre le café. Puis un jour, il oublie de t'offrir le café, mais tu ne retournes plus au restaurant, parce que, putain, c'est devenu rare. C'est aussi con que ça. La remise, il n'y a rien de pire. Par contre, faire un cadeau, un machin, un truc, je ne me dis qu'il n'y a rien de mieux. C'est une belle construction, je pense. 2000 euros, je lui offre une bouteille de Château-Neuf du Pape qui a été créée avec les clients de l'égoïste. C'est très participatif, c'est inclusion, c'est communauté. C'est ça, c'est une communauté, c'est un club. Ils veulent la communauté et le club. C'est ça qu'ils aiment. Donc, on a fait ça, on a fait ce vin. Et alors, ce qui me fait marrer, c'est qu'un des gars qui était là a mangé la semaine d'après avec un monologue hyper réputé. Il lui dit, tu veux que je te fasse goûter ça? Le mec, il a goûté, il a dit, mais c'est super sympa. Il dit, alors, ce n'est pas un grand vin, c'est un château neuf du TAP, plutôt assimilé à un vin de table par rapport à mes connaissances.Mais mon Dieu, mais... Exceptionnel, il dit, vous avez fait un truc incroyable. Et là, le gars qui a fait ça m'a rappelé 15 jours où il m'a dit, tiens, on a eu une dégustation par rapport à des trucs avec des grands vins, machin, et on a balancé la bouteille au milieu. Tout le monde a dit, merde, sympa le gars. Donc il me dit, ça me coince un peu quelque part quand même, parce que vous n'y comprenez rien, il n'y en a pas un dont vous n'êtes pas du métier, vous n'allez pas aussi loin que je vais moi, mais vous avez sorti un truc qui est très sympa. Donc voilà, on va avoir 1500 bouteilles. Oui, mais c'est quelque chose que le client aime, que le client a envie. Voilà, et donc on est sur l'étiquette. Donc moi, j'ai demandé à ce que ce soit lui, ça c'est le personnage qu'on a dessiné, qui soit sur l'étiquette parce qu'il se met en scène sur toutes les autres étiquettes. D'accord, oui, c'est le principe. Au début, il m'a mis l'égoïste en gros, je dis non, l'égoïste, on le met en haut, c'est juste une signature, peut-être même on le redescendra en bas, je ne sais pas. Et on a mis premier chapitre, collection automne-hiver 26. On est 26 ou on est 27? 26, on est en 26, oui. Créé par nous, pour vous, un grand château neuf du pape, sélectionné en bande organisée, à des questions tête à tête, ou en prix de l'initié. Une collection annuelle. Et alors du coup, je lui dis, moi je ne veux pas le vendre, moi je vais l'offrir, etc. Et il m'a dit, je vais le vendre moi, et je te rétrocède une commission. Je lui dis, mais t'es malade, tu m'as donné accès à un truc qui est impossible. Oui, mais... Alors, il me dit, OK, les commissions, je vais en aller dépenser chez les goûts. Je lui dis, voilà, c'est ça. De toute façon, c'est ce qu'il aime.Voilà, donc on fait des opérations, c'est les mises en scène, on fait des opérations comme ça, autour du vin, autour du sport automobile, autour de là, on est en train d'essayer de créer un club de course à Paris pour faire les 10K de l'égoïste une fois par mois ou un truc comme ça. Alors ça, c'est course à pied? Running, running. En fait, les gens arrivent à la boutique, on leur donne un t-shirt et on fait 10 kilomètres sur un truc prédestiné, tous entre... Voilà. Le club. C'est de fédérer autour de tout ça. On n'ira jamais dans le golf, mais on ira dans des sports. J'ai sponsorisé des tournois de golf, je sais que ça fait 26. Ça ne marche pas, 26. C'est un gros sport de radin, pourtant c'est des gens qui ont beaucoup de sous. Bon, ça ne va pas marcher. Non, la seule chose qu'il faut avoir, il faut avoir un directeur de magasin qui joue au golf. Dans ce cas-là, ça ramène beaucoup de gens, parce qu'il va fédérer dans le golf et dans les clients. Mais sinon, ça ne sert à rien de sponsoriser, ils n'ont rien à faire. Voilà l'histoire. Je pense que j'ai fait le tour. Enfin, grosso modo.